"40% des recettes RAM ne sont pas retracés" (ODEP)
Économie
le 07/10/2021 à 01h58

"Dans le budget, la loi des finances 2022, allez vous-même (voir) sur le site du ministère du Budget, vous verrez que ces recettes là, ne sont prévues nullle part", lance-t-il d'emblée.
Et pourtant, "toutes les recettes et dépenses doivent d'abord être autorisées par l'autorité budgétaire, le Parlement, c'est pour cela qu'on parle de la loi des finances", pointe-t-il.
Et celui-ci de s'interroger du coup : "qui a autorisé la taxe RAM, quel est le potentiel sur lequel on la retire, comment s'est-elle répartie dans le budget ? On la voit nulle part", lâche Florimond Muteba.
Le Parlement appelé à la responsabilité
"Il faut que le Parlement prenne ses responsabilités en suspendant tout simplement cette taxe et sanctionner tous ceux qui ont, d'une façon illégale, instaurer cette taxe, qui la récupère et l'utilise en dehors des autorisations du Parlement", préconise le Président du conseil d'administration de l'ODEP.
"Le ministre (des PTNTIC) doit continuer à s'expliquer. Il faut qu'une commission parlementaire s'occupe vraiment de cette affaire et que toutes les responsabilités soient établies et que les coupables soient sanctionnés", suggere-t-il encore.
Pendant ce temps, la plénière consacrée aux réponses du ministre Kibassa (Photo), prévue ce mercredi 6 octobre, a été reportée par le bureau de l'Assemblée nationale.
Cependant, pour le député Claude Misare, auteur de la question orale avec débat sur le RAM, cet ajournement est une manœuvre pour tenter de bloquer la motion de défiance initiée contre le ministre des PTNTIC, laquelle aurait déjà été signée par une cinquantaine d'élus.
Éric Lukoki
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