« Je serai en concert à l'esplanade du Palais du peuple en novembre » (Ferre)

« Je suis sous contrôle judiciaire. Il se termine le mois d’octobre en cours. Je ne peux pas venir à Kinshasa maintenant. Mais, j'arrive au mois de novembre. Je livrerai un concert à l'esplanade du Palais du peuple. La lettre est déjà en train d’être écrite. Mon avocat est déjà en train de le faire. Le deuxième concert sera un VIP », annonce , invité d'EXCLUSIF sur TOP CONGO FM, l’artiste-musicien Ferré Gola, première interview exclusive après sa sortie de prison à Paris.
« J'ai été condamné à 1 an de prison », précise-t-il.
Pas sur la plainte de ma fille
« Ce n'était pas sur la plainte de ma fille. L'affaire était déjà entre les mains de la justice, l’Etat français », se souvient Ferre Gola.
Qui rappelle tout de même que « c'était une affaire familiale. C'était ma fille. Elle avait commis une petite erreur. J'ai été arrêté parce que j'ai voulu la corriger. Je ne frappe jamais les enfants. Ici en France on ne tape pas ».
Aujourd’hui, « j'ai de très bonnes relations avec ma fille. C’est la relation entre père et fille. Je ne sais pas si elle regrette. Je ne lui ai encore rien dit, rien demandé. On n’en a pas encore parlé ».
A cause de cette affaire, « j'avais déjà fait 3 fois la garde à vue. Le dossier était toujours en cours. L’affaire était déjà portée au niveau de la justice. À cause de COVID, 2 ans pratiquement, on continuait à m'envoyer des invitations à l'ancienne adresse alors que je résidais déjà à Kinshasa avec ma famille. Je revenais du Nigéeria et je me rendais en Guinée avant d’être arrêté à l’aéroport », parce que Ferre Gola était jugé et condamné par défaut.
« Cette affaire remonte à 2013 ou 2014. Je viens très souvent en France. Mais, je n'étais au courant de rien. Je me renseignais quand-même pour en savoir plus sur l’état des choses. Aujourd'hui, beaucoup sont en télétravail. Je suis parmi les victimes du télétravail. Je ne savais pas que j’étais en train d’être jugé ».
Moments très difficiles
« Je pensais que j'allais faire quelques jours seulement. Mais, ce n’était pas facile. Je ne pensais pas m’en sortir vivant. Le plus dur était de ne pas voir les gens, la solitude, l’isolement. J’étais enfermé. Il faisait très chaud, il y avait des moustiques. C'était vraiment difficile. J'ai passé 60 jours sans téléphone, sans contact, avec à peine 2 heures de promenade par jour ».
Pour Ferre Gola, « on m'avait enlevé ma personnalité. Je n'avais aucune nouvelle de l'extérieur. J'ai mis un mois avant que mon numéro d'écrou soit connu pour que l'extérieur m'envoie des correspondances. La leçon que j'ai tirée, c'est la vie, comment être avec les gens. Être organisé. On ne sait pas. Comment se méfier. Comment vivre avec les gens. Comment être prudent dans la vie et être prêt ».
Il avoue avoir « traversé des moments très difficiles. Je n'ai pas encore le droit de bouger. Je suis dehors. Mais, je suis limité. Je ne peux pas bouger. Beaucoup de programmes ont été annulés. Quand j'étais en prison, j'avais même oublié que j'étais musicien. Je n'avais envie de rien. J'ai tout mis en standby. J'avais juste besoin d'avoir un bon moral. Je faisais plusieurs fois les cent pas par jour. Je ne chantais même pas. Je ne réfléchissais à rien ».
Dynastie, album de la décennie
« Je suis très satisfait de cet album. Dynastie, c’est l’album de la décennie. Il y aura un deuxième volume », annonce Ferré Gola, qui est en studio avec ses anciens collègues des orchestres Wenge Maison Mère et Quartier Latin dont Serge Mabiala, JDT, Michel Basse, Aimelia Lias, Soleil Wanga, Serge Mabiala, Eboua Lotin, Deplick Pomba.
« Ce sont leurs chansons. Je pense que j'aurais aussi mes chansons avec des featurings avec d’autres artistes musiciens », rassure-t-il.
En revanche, Didier Lacoste et Heritier Watanabe « ne vont pas participer à cet album. Mais, je n’ai de problème avec aucun artiste. Si j’ai besoin d'un artiste, je fais appel à lui. Je suis un businessman. Je n'ai besoin que d'argent ».