13 Mai 2021

Le ministre des PT-NTIC refuse que la RDC devienne la poubelle des téléphones contrefaits

Le ministre des PT-NTIC refuse que la RDC devienne la poubelle des téléphones contrefaits

"La RDC commence terriblement à ressembler à une grande poubelle des téléphones contrefaits", constate le ministre des Postes, Télécommunications et nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (PT-NTIC) qui craint "des maladies liées à leur utilisation".

Raison pour laquelle, Augustin Kibassa Maliba décide de "s'attaquer à de grands lobbies qui déversent leurs téléphones contrefaits destinés (uniquement) à la RDC".

Pour y arriver, le ministre des PT-NTIC annonce avoir mis en place "le Registre des appareils mobiles (RAM) qui va apporter énormément des changements dans notre utilisation du téléphone".

Invité du Magazine FACE-À-FACE sur TOP CONGO FM, Augustin Kibassa Maliba est conscient qu'"en mettant en place le RAM, il y aura une riposte terrible de tous ceux qui font un peu de la mafia dans le secteur, mais on ne peut pas, en tant que gouvernement, se laisser faire".

Parce qu'il y a "20 % de téléphones contrefaits qui représentent environ 5 millions (d'appareils) en circulation en RDC".

Avantages du RAM

Le RAM "va nous permettre de lutter contre le vol des téléphones parce qu'on sera capable de géo-localiser et bloquer un téléphone qui va ressembler à un jouet".

Également, "la géolocalisation que le RAM va apporter  permettra que nous intervenions beaucoup plus rapidement en cas de criminalité due au téléphone, notamment le transfert de l'argent par monnaie électronique".

 Moratoire de 2 ans 

"La logique aurait voulu que nous puissions couper tous les téléphones contrefaits, (mais) on ne veut pas couper du coup, on prendra 2 ans", annonce Augustin Kibassa.

"Toutefois, ce moratoire ne concerne pas que ceux qui possèdent un téléphone (contrefait ou pas) avant la mise en place du RAM. Tout le monde est astreint à payer endéans 60 jours qui suivent le lancement de ce service, au cas contraire, ils seront coupés", précise-t-il.

Le paiement de cette redevance (RAM) devrait aider à "fournir gratuitement internet aux universités publiques", selon la vision du Chef de l'Etat, mais aussi à réduire la fracture numérique qui concerne 60% de Congolais qui ne possèdent pas de téléphone portable "qu'il faudra aller chercher".

Recommandé par l'Union internationale de télécommunications (UIT) et présent dans plusieurs pays au monde dont en Afrique, le Registre central d'identification des équipements (C.E.I.R) bien plus connu sous l'appelation de RAM, est inscrit dans le Plan national du numérique de Félix Tshisekedi, Chef de l'Etat. 

Il coûtera entre 1 dollar (pour les téléphones basiques sans connexion internet) et 7 dollars pour les smartphones 3 ou 4 G et sera payé en 6 échéances d'un droit d'enregistrement IMEI auprès de son opérateur mobile.

Sa mise en service est fixée pour le 24 septembre prochain.


Éric Lukoki 

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