5 Juillet 2022

"Diomi Ndongala n'a produit aucune preuve de ses allégations" (Avocat de l'Assemblée provinciale)

Justice le 17/05/2022 à 11h05

"À l'analyse du fond de sa requête, il s'est dégagé que la partie Diomi a saisi la Cour avec légèreté. Sa requête ne s'est jointe d'aucune pièce. Il avait du mal même à prouver sa qualité de candidat. Il n'a pas produit dans son dossier, la décision lui notifiée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) faisant de lui candidat" gouverneur du Kongo Central, déclare, sur TOP CONGO FM, Me Yves Nsongo, avocat de l'Assemblée provinciale du Kongo Central après comparution, devant la Cour d'appel de Matadi, des parties au contentieux sur l'élection du gouverneur de cette province qui aurait été entachée de corruption, d'après Eugène Diomi Ndongala,  un des candidats malheureux au premier tour avec 0 voix.

"Presque toutes les parties qui ont comparu à cette audience ont abondé dans le même sens pour solliciter de la Cour, l'irrecevabilité de son action. Cette irrecevabilité sera tirée du défaut de qualité dans son chef, du défaut d'objet voire même du défaut d'intérêt".

Pour lui, "les parties ont surabondamment dit à la Cour que si par l'impossible, elle recevait son action, elle la dira simplement non fondée".

L'avocat se dit très serein en attendant "la décision de la Cour qui doit intervenir incessamment en conformité avec l'article 172 de la loi électorale qui donne (pour ce faire) au juge saisi en pareille matière, 7 jours à dater de sa saisine".

Et pour cause, indique Yves Nsongo, "la corruption est un fait pénal. (Diomi Ndongala) aurait mieux fait de saisir le juge pénal pour soutenir ses allégations", suggère-t-il.

"Dans le cas d'espèce, je ne vois pas comment la Cour d'appel de Matadi, siégeant en matière administrative, pourra répondre à cette question qui du reste n'est pas de sa compétence", tranche l'avocat de l'assemblée provinciale du Kongo central.

Au lendemain de sa débâcle à l'élection du gouverneur, le président de Démocratie chrétienne qui n'avait pu obtenir une seule voix, avait lors d'une conférence de presse, dénoncé la corruption de députés provinciaux et menacé "de décréter l'ingouvernabilité du Kongo Central, si on n'annule pas l'élection. Nous allons décréter l'ingouvernabilité de cette province. Trop, c'est trop", avait-il tonné.

C'est au final, Guy Bandu qui a été élu gouverneur aux termes d'un second tour remporté facilement face Néfertiti Ngudianza 33 voix contre 8.


Éric Lukoki

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