22 Septembre 2019

Des recommandations pour la réalisation effective des projets Inga 3 et port de Banana

Économie le 23/08/2019 à 22h45
Des recommandations pour la réalisation effective des projets Inga 3 et port de Banana "Il faut résister à la distraction de ceux qui voudraient qu'on abandonne l'accord de 11 000 mégawatts déjà conclu au profit d'un nouvel accord de dette pour ne produire que 4 000 mégawatts", c’est la mise en garde faite, ce vendredi 23 août, à l’État congolais par les organisations de la société civile de la province du Kongo central, spécialisées en ressources naturelles.

Cet appel de la synergie pour la gouvernance des ressources naturelles (SGRN), intervenu au lendemain de la clôture du forum sur l’électricité, veut attirer l’attention des autorités sur une tendance qui s’est dessinée lors de ces assises de Matadi, où l’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga (ADPI-RDC), "l’organe qui gère le projet Inga, n’a rien dit pendant ce grand forum".

En effet, c’est l’ADPI-RDC, organe dépendant de la présidence de la République qui, en octobre 2018, avait signé pour le compte de la RDC, un accord pour la construction d’Inga 3 avec les groupements Chine Inga 3 et Pro Inga (Espagnol), qui avaient remporté l’appel d’offres. Le consortium hispano-chinois ainsi créé projetait le développement du Projet Inga 3 à hauteur d’une puissance installée accrue à 11 000 mégawatts.

La SGRN, ouvertement favorable à ce projet qui nécessiterait près de 14 milliards de dollars pour sa matérialisation, demande justement que l’ADPI-RDC mette à sa disposition, "la copie de l’accord signé entre la RDC et le consortium [unique formé par les deux groupements Chine Inga 3 et Pro Inga], afin de nous permettre de l’analyser, le critiquer et le vulgariser", dit notamment le communiqué. 

La SGRN demande aussi au président de la République de "s’impliquer personnellement pour le respect de cet accord déjà signé et existant, d’user de son pouvoir pour le début effectif des travaux du barrage Inga 3 et au même moment, démarrer les travaux de construction du port en eau profonde de Banana".

Seulement, d’autres structures de la société civile se montrent plutôt sceptiques sur ce "projet aussi vaste" qui prendra du temps pour bénéficier aux populations.

Elles appellent les autorités à privilégier le développement des énergies renouvelables et la création de micro-barrages plus proches de communautés.

La RDC dispose, selon la Banque mondiale, d’un potentiel hydroélectrique parmi les 5 plus importants au monde. Toutefois, fait-elle savoir, "si l’électrification se poursuit au rythme de ces 10 dernières années, 80% de la population vivra toujours sans accès au réseau électrique d’ici 2030".

Eric Lukoki
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